thé à la menthe
voici ce qu'il vous faut si vous voulez vous y mettre aussi
on enlève le dessus , on y met la menthe ( suivra après du basilic ) on recouvre de terreau
puis pour lui donner de la vigueur on l'arrose avec les reste d'un pu'erh de la veille.
thé à la menthe .... belle reconversion !
calme toi Ô jeunesse impétueuse
j'ai regouté hier un dong ding fortement torréfie de 2006 qui avait gagné en douceur et perdu son coté agressif qui vous laissait la langue râpeuse .les notes de caramel sont toujours présentent mais viennent s'ajouter des notes de fruits bien murs ou plutôt de fruits secs comme un abricot séché traditionnellement au soleil de turquie .
les arômes de cacaos se sont fondus en notes plus douces vanillées ... un régal pour les papilles.
la liqueur , plus douce , moins "vive" passe mieux en bouche , sa glisse tout seul dans l'oesophage .
j'ai hâte de le regouter dans plusieurs années ( j'en ai stocké en jarre fermé hermétiquement ) voir comme il a encore évolué .par contre je me demande ce que donnera le dong ding " pétrole" car pour être franc il m'a laissé dubitatif ... affaire à suivre
mes meilleurs moments gongfu cha
vient ensuite la tasse vide ( ou dans une moindre mesure la tasse à sentir ) , après quelques secondes. il y a d'autres parfums que l'on devinait en buvant mais pas franchement présents.
j'adore les tasses vides après des tie guan yin ou des dong ding .ce qui m'a frappé avec le mi lan xiang c'est l'odeur très nette et très franche de vin blanc sec ( ma femme m' à confirmé ce ressenti )
c'est pour ça que j'adore le gong fu cha : apprécier le thé dans sa globalité , des feuilles sèches à celles humides en fin de dégustation en passant par les parfums , les arômes , les textures la beauté du materiel utilisé et en même temps une certaine simplicité
mi lan xiang : salade de fruits jolie , jolie jolie
premisse de printemps , plaisir des yeux
prémisse du printemps à venir , une petite branche fleurie sans prétention , placée dans le soliflore égaie mon gongfu cha quotidien .
plaisir simple des yeux , mais plaisir tout de même .
da yu ling hiver 2007
j'avais testé le da yu ling 2007 récolte printanière sans être plus emballé que ça , trop minéral à mon goût ( cela ne signifie en rien que c'est un mauvais thé , mais juste qu'il n'était pas à mon goût ).
lors de ma commande de décembre 2007 ( ca date ) , Stéphane m'avait envoyé le même thé de la même année en échantillon mais dans sa version hivernale .
il faut dire ni sans vouloir faire plaisir à qui que ce soit , que j'ai préféré cette version .il m'a rappelé du shan lin shi en plus fin ( ou alors etait-ce une ruse de Stéphane qui m'a envoyé du shan lin shi histoire que je change d'avis :-D )
légère odeur et arôme de pêche blanche , petite noisette verte en bouche au début , orchidée et fleurs chaudes quand on pousse l'infusion par la suite . c'est .... bon !!!
la liqueur à une très , très légère amertume qui orchestre le tout , donne de la longueur , mais sait se faire discrète .
en bouche on à l'impression d'avoir un voile en satin tellement c'est soyeux et que ça glisse tout seul dans l'oesophage .
dans la première version de printemps ; la couleur bougeait peu de la première infusion à la dernière , alors que là on part d'un jaune très pale/vert ,
à un jaune plus soutenu à la limite de l'orangé vers la fin .
les feuilles auparavant étaient plutôt petites( pour un gaoshan cha ) et très abîmées alors que là elles son belles , grandes , souples , brillantes ...
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ce " cru " à toujours cette touche minérale , mais moins prononcé et plus équilibrée avec les aromes de pèche blanche et defleurs suaves plus présents .
il est moins " rude" que l'autre version , je préfère.
d'une plantation à l'autre , d'une année à l'autre , d'une saison à l'autre un même thé n'a jamais la même qualité ....
on ne peut pas expliquer le gout du lait , il faut en boire
il faut dépasser aussi cette façon que l'on à d'intellectualiser , de conceptualiser les thés.
Le boire , juste être là et apprécier primairement ce qu'il a à nous offrir . Le bon thé se fera connaître par lui même , il ira vous chercher un cris primal au plus profond de vos entrailles, il vous sussurera au fond de la gorge : " avale , delecte toi de mon nectar !!!"
et pour finir , riches ou pauvres , cadres ou ouvriers , hommes ou femmes on finira tous par rendre une dernière fois hommage à cette boisson aux toilettes .... ainsi va la vie : nous ne sommes que des êtres humains . Donc arrêtons de péter plus haut que notre cul et buvons ....
les objets ont-ils une âme ?
avant toutes choses et pour stopper net les détracteurs , je ne fait pas de pub pour Michel , je ne touche rien de lui mais son travail lui me touche et je veux juste vous en faire profiter ...
Michel , m'a demandé une fois par mail ce que je pensais de son travail .
je lui ai répondu sans complaisance , je lui ai dit les défauts . mais je ne pense pas lui avoir assez parler de ses qualités . donc j'ai décidé de faire cet article pour lui en faire et vous faire partager une petite part du plaisir que j'ai à utiliser tous les jours ces objets .
chaque objets à des petits défauts , mais c'est ce qui fait leur charme , leur touche si personnelle .
cette tasse par exemple n'est pas " cylindrique " mais elle à un je ne sais quoi qui fait que je ne peux m'empêcher de l'utiliser tous les jours ( toutes mes autres tasses prennent la poussière et sont jalouses ) .
on pourrai ce dire que c'est du travail bâclé , mal fait ... détrompez vous . Lorsque l'on regarde le " cul" de ces fameuses tasses elle ne sont pas " rugueuses" , elle sont douces comme une peau de bébé , bien finies , et avec une touche perso du maître artisan .
elle sont si douces aux lèvres que le thé s'en retrouve lui aussi " adoucit " je ne peux pas le décrire autrement .
une dernière chose que j'aime bien dans ces tasses c'est la couleur qu'elles ont .
on pourrait dire blanc . mais non c'est plutôt laiteux , crème , ce qui apporte aussi de la douceur au regard , on a une approche moins " rigide " face au thé .
vous pouvez voir la légère différence qui fait tout : à gauche un zhong simple , blanc uni " froid " , à droite mes tasses légèrement crème plus " suaves "
le bateau à thé est fait d'une terre rouge d'irlande , et d'une glasure " céladon " . l'ensemble lui donne une couleur bleu/vert tirant vers le gris .
de plus la glasure laisse passer le thé , de ce fait le bateau se marbre de plus en^plus à force de l'utiliser . ce qui est beau c'est que les trous pour laisser passer l'eau donne l'image d'une branche et de folioles, et que le thé qui se glisse dans la glasure donne l'impression d'innerver ses mêmes folioles ( ce qui modifie progressivement sa couleur ) .
de par sa taille ce bateau est parfait pour les buveurs solitaires ( il faut forcement un cha yu par contre ) d'une contenance de 250 ml il recueille aisément les eaux usées . le fait qu'il soit légèrement concave permet à la théière d'être toujours " au sec " ce qui n'est pas le cas avec un plateau ( que j'ai abandonné aussi , le pauvre ).
par sa taille , il s'accorde parfaitement avec ma nanfang de 6 cl ( elle aussi à un je ne sais quoi , un plus qui la rend " vivante " à coté d'autres théières )
le soliflore , objet agréable pour les dégustations ( non non on ne boit pas dedans :-D ) car avec la fleur que l'on décide de mettre dedans , cela apporte de suite une note légère au set que l'on utilise. de plus , sa couleur laiteuse , sa forme , et le fait que ce soit de la porcelaine non glasurée , nous donne de la douceur et de la sensualité au regard , ce qui repose l'esprit pendant la dégustation .
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pour finir je dirai que même si cela parait fou , je ressent que ces objet on une âme , un truc en plus que les autres n'ont pas ( je vous assure que je ne sort pas d'un asile et que je ne prend pas de petites pilules roses non plus :-D ) .
je ne peux pas définir autrement mon ressenti , sans doute suis je trop limité au niveau vocabulaire.
preuve de cette âme : la coupelle pour présenter le thé .
quand je l'ai vu je me suis dis : " quelle jolie coupelle pour presenter les thés " et là elle m'a dit : tu ne crois pas que je vais faire la potiche à presenter les thés comme les "barbies" au salon de l'automobile à Paris .je ne veux que du thé vert , tu verras je suis parfaite pour ça !!! " ...
que ce soit clair , que cela reste entre vous et moi et surtout que les monsieurs en blancs n'en sachent rien ...
le retour du roi
je ne parle pas de moi évidement , mais de la feng qing 2001 , celle la même que j'avais brulée en barbecue car elle était moisie .
comme les galette ne se régénèrent pas à la manière des phoenix il ne s'agit donc pas de la même . il s'agit en fait d'un échantillon que m'avait offert Michel .
qu'on soit bien d'accord : il s'agit purement et simplement de shu .
ce genre de thé n'est pas le chou chou de tout le monde ( hooo le jeu de mot facile ) , car un peu trop " brut de décoffrage" à tendance étable la plupart du temps .
avec cette référence on en est loin . il y a certes la " pâte " shu , mais les feuilles sèches dans la théière chaude sont sur des arômes de noix , figues sèches et de chicorée .
les feuilles humides sentent la même chose sans la chicorée
en bouche , de nouveau ce goût de noix , de figues sèches et de chicorée ( sans l'amertume ) plus du pruneau et une légère pointe de raisin de corynthe .
la liqueur est " brou de noix " , toujours transparente , jamais opaque .
il n y a pas d'amertume , mais au contraire une certaine douceur en bouche que la tasse de Michel améliore grandement .
la liqueur fait picoter la langue et titille le plais après l'avoir bu .
je ne sais pas ce que c'est un " after taste " mais si je me fie au nom anglais , je dirais que l'aftertaste de ce thé à un goût de prune que l'on ne sent pas en le buvant mais après l'avoir bu
la longueur en bouche est intéressante , et surtout lorsque l'on respire on à l'odeur qui pénètre bien les narines et qui y reste .
les feuilles sont significativent de galettes de shu .
meci Michel pour cette galette : je desesperais de l'avoir brulé .